Éternels retours

Éternels retours

Le premier roman de Dominique Pietri, Juste une île, paru chez Scudo, s’appuie sur une histoire vraie. Au cœur du chassé-croisé des époques, il est un point d’ancrage, la Corse

Dès la dédicace, les lieux sont personnifiés : « À Tildette et ses sœurs. À la Corse protectrice ». Les premières pages, tel un prologue, nous invitent dans une maison de retraite sur le continent. Tildette, une très vieille dame, elle vient d’avoir quatre-vingt-quinze ans, monologue dans une entrée en demi-teinte, souvenirs sans regrets et un présent qui pèse. Le passage au discours direct d’un dialogue avec l’une de ses sœurs scelle le coup de théâtre : « elle nous a retrouvées ? /- Qui elle ?/- La Corse »…  

Le texte construit en trois parties, « Personne n’est à l’abri », « Il ne s’est rien passé tant qu’on ne l’a pas écrit », « Au cœur d’une île », se plaît aux échos, aux distorsions, aux faux parallèles, aux prénoms semblables à des années d’intervalle, aux souvenirs qui se chevauchent mais différent selon les mémoires familiales. Si les époques se répondent, les miroirs en sont biaisés et c’est dans ces interstices, ces fêlures que tout s’orchestre. La première est un burn-out qui conduit Léa, à se recentrer et à répondre positivement à la proposition de son amie d’enfance : reprendre sa librairie à Ajaccio. Était-ce parce que l’on ne part que pour mieux revenir ? La jeune femme y retrouve un équilibre. C’est là qu’elle rencontrera, au café, un vieux monsieur, Petru, qui lui demandera d’enquêter sur une famille juive, réfugiée en Corse durant la guerre et dont le souvenir a été transmis par ses parents. Voici Léa devenue malgré elle enquêtrice. 

Au-delà de l’anecdote fondatrice, il y a surtout dans ce texte l’abord simple et profond de grands thèmes : la tradition dans laquelle on s’enracine mais dont il n’est pas nécessaire d’être prisonnier sans la renier, le féminisme revendiqué par Matéa, et plus sobre chez Léa qui admire le courage de son amie d’enfance, la lutte contre les obscurantismes qui ont conduit aux exterminations du siècle dernier… La narratrice sourit aux côtés de Léna avec qui elle partage son café du vendredi : « Nous notre liberté, nous l’avons grâce à cette mer qui nous protège encore de ces nouveaux nazillons et de nos excès. Vous et moi, connaissons le prix à payer, les efforts à faire et les renoncements à accepter, pour savourer cette liberté tous les jours ». La Corse qui n’a pas dénoncé un seul juif durant la seconde guerre, qui les a protégés, a reçu le titre de Juste. « Nos parents, explique Léna, n’ont pas cherché à être Justes. Ils ont juste fait ce qu’ils devaient faire, ce qu’ils ont toujours fait. Elle est là la nuance ! Ils n’avaient pas le temps de s’interroger sur leurs actes, leurs décisions, leurs paroles. » Le temps présent se relit à l’aune du passé, les traces se recoupent, se découvrent.  

Juste une île, Dominique Pietri

Hymne à la Corse, à sa complexité, sa beauté, sa force, son humanité, sans jamais tomber dans le cliché ou la description touristique, l’ouvrage est aussi un hommage aux livres. Chaque chapitre à partir de la deuxième partie du roman, moment où le personnage principal revient en Corse pour s’occuper de la librairie, est adorné d’une citation d’auteur en exergue et en semble le prolongement naturel. On passe de Cicéron à Quignard, de Cyrulnik à Joe Bousquet, de René Char à Montesquieu, de Danielle Casanova à Marcel Proust ; quelques proverbes corses s’invitent, « un Corse ne s’exile jamais, il s’absente »… L’amour de la littérature imprègne de ses références tout le texte, des poèmes se glissent au cœur du texte lorsque la prose plus cartésienne est impuissante à englober la puissance des émotions.

On se laisse séduire par le récit, la véracité des personnages, la manière d’épingler les éléments de langage qui sclérosent les relations de travail et nient les êtres.

« Ce livre est la trace écrite d’une promesse faite, il y a plus de sept ans » précise l’autrice dans les notes qu’elle livre à la fin de son texte. On attend les promesses à venir !

Juste une île, Dominique Pietri, éditions Scudo

Entre les dieux et les hommes

Entre les dieux et les hommes

Trois levers de rideau et un véritable triomphe à la première du « dramma per musica » de Monteverdi, Il ritorno d’Ulisse in patria dans une mise en scène de Pierre Audi.

Le Festival d’Aix poursuit son cycle Monteverdi avec une œuvre particulièrement chère au directeur du Festival, car il s’agit de sa première mise en scène en 1990 à l’Opéra d’Amsterdam. Pariant sur une phalange de jeunes chanteurs-acteurs au curriculum déjà prestigieux, une scénographie sobre jouant sur une structuration de plateau géométrique définie par de grands panneaux mobiles et des variations de lumière tranchées, Pierre Audi offre une lecture fine de la partition du compositeur de Crémone, jouant sur les corps, les contrastes entre la danse, les élans sensuels des mortels et les déplacements hiératiques et codifiés des dieux.

Une exception parmi les êtres humains, le personnage de Pénélope, la mezzo-soprano Deepa Johnny aux inflexions dorées et profondes, évolue, statue vivante, drapée dans des étoffes amples et moirées comme sa voix. Inhumaine dans sa stoïque vertu, elle a quelque chose de l’intransigeance divine. Les raisons pour lesquelles elle refuse les prétendants sont parfois ambiguës, elle mime un intérêt, se replie sur sa volonté de ne plus aimer, car l’amour ne peut se solder que par des souffrances. « Pénélope aux mille ruses » dans sa capacité à maintenir les attentes et éviter un choix que les rois de Grèce veulent lui imposer sans mettre son île, Ithaque, à feu et à sang, elle campe sans doute la première héroïne tragique d’opéra. On la voit traverser la scène sur laquelle un immense triangle d’ombre inversé noie l’angle central sur lequel se referment et s’ouvriront les murs mobiles qui modulent l’espace.

Le retour d'Ulysse dans sa patrie © Festival d'Aix

Le retour d’Ulysse dans sa patrie © Festival d’Aix

On est tenté de s’interroger sur cette forme géométrique, stylisation d’un sexe féminin, symbole de l’enjeu de l’œuvre : le remariage de la reine d’Ithaque en l’absence d’Ulysse, ou clin d’œil au delta maçonnique et à La Flûte enchantée de Mozart ?  Les lectures possibles foisonnent dans cette œuvre où le monde des dieux est annoncé par des lumières crues et une ligne de néon qui descend des cintres au centre de l’action, tel l’éclair du foudre de Jupiter.

On est en Italie, les noms grecs sont romanisés. Les dieux, dans leurs toges bleues, décident du sort des mortels, que commentent les Allégories. En ouverture, le prologue de L’humana fragilità (Paul-Antoine Bénos-Dijian), Il Tempo (Alex Rosen qui sera aussi Antinoo et Nettuno aux beaux effets de basse) évoquent les faiblesses humaines et l’instabilité de leur sort où ne reste que l’Amore (Mariana Florès qui campe une superbe Minerva) comme possible échappatoire.  Les Allégories vêtues de blanc, rampent, s’étreignent, se heurtent… John Brancy (Ulisse) est d’un naturel confondant, passant du personnage déçu par ceux par qui il croit avoir été trahi à celui qui écoute sa déesse protectrice, Minerva, se grime en vieillard mendiant, en roi vengeur, en amant qui cherche à reconquérir Pénélope.

Le retour d'Ulysse dans sa patrie © Festival d'Aix

Le retour d’Ulysse dans sa patrie © Festival d’Aix

La distribution sans faute permet de croiser Anthony León, émouvant Télémaque, Marc Milhofer qui varie avec souplesse son expression entre Giove (Jupiter) et Eumete (Eumée, le berger), Marcel Beekman désopilant et peu à peu touchant dans le rôle carnavalesque de Iro, le glouton, sans compter Petr Nekoranec (Pisandro), Joel Williams (Eurimaco) en prétendants éloquemment arrogants et manipulateurs, et Guiseppina Bridelli dans le rôle de Fortuna et de Melanto, aussi acide et tentatrice que désespérée de voir échouer ses essais de convaincre Pénélope à suivre les appétits charnels des prétendants. La partition baroque aux sublimes madrigaux et étonnamment contemporaine dans ses frottements et ses dissonances trouve ici un écrin intemporel et c’est très beau !

Du 17 au 23 juillet, Jeu de Paume, Festival d’Aix

Toujours nouveau le classique!

Toujours nouveau le classique!

Le lyrique, un art ouvert Deux concerts dans la cour de l’Hôtel Maynier d’Oppède refermaient la résidence des artistes sélectionnés dans le cadre des Voix de l’Académie du Festival d’Aix.
Les artistes de la cuvée 2024, tous déjà professionnels et issus de tous les continents, étaient coachés par Darrell Babidge, directeur du département vocal de la Juilliard School of Music de New York, de la chanteuse et cheffe d’orchestre, Barbara Hannigan et du pianiste Alphonse Cemin. Les deux premiers concerts permettaient d’écouter les chanteurs lyriques dans deux types de répertoire, « classique » pour le premier, superbement contemporain pour le second.

Réviser ses « classiques »

Le premier concert donnait à écouter un florilège d’airs d’opéra, passant de Mozart à Poulenc, de Haendel à Puccini, Verdi ou Meyerbeer. Les jeunes chanteurs et chanteuses avaient choisi des pièces qui correspondaient parfaitement à leurs timbres. Le tout accompagné avec une fine intelligence par les pianistes en résidence Gracie FrancisHonoka Kobayashi et le claveciniste Nicolò Pellizzari. Quelle palette ! Voix colorée et puissante de Susanne Burgess, légère et juste de Lilit Davtyan, oiseleuse et délicate de Madison Nonoa, (sopranos), tragédienne et vibrante de Marine Chagnon, espiègle et expressive de Joanne Evans, généreuse et élégante d’Elmina Hasan (mezzo-sopranos). Ne déméritaient pas le ténor Jonghyun Park et ses articulations méticuleuses, le baryton Timothée Varon et sa capacité à passer de la diction des Mamelles de Tirésias au phrasé de l’Enrico de Lucia di Lammermoor, et le baryton-basse Maurel Endong d’une aisance confondante dans tous les registres. 

Festival Aix en Juin Les Voix de l'Academie © Festival-dAix

Festival Aix en Juin Les Voix de l’Academie © Festival-dAix

Création mondiale

Établissant une connivence familière avec le public, Barbara Hannigan présenta chaque pièce contemporaine, esquissant des fragments d’histoire autour de ses choix, leur accordant un ancrage humain. La nuit du cycle Apparitionde George Crumb se glissait dans un piano préparé aux sonorités de harpe avant de rejoindre les déploiements de celle de Dutilleux sur San Francisco Night de Paul Gilson, ou les fragrances de celle de Claude Vivier inspirée des Hymnes à la nuit de Novalis. Telle une nuit glaçante, le 11 septembre 2001 sera évoqué par la musique que Sarah Kirkland Snider composa en hommage aux victimes.
La pièce maîtresse de la soirée fut la création de Noor (Lumière), émouvante et somptueuse pièce pour voix et piano que Golfam Khayam a composée sur un poème de Forough Farrokhzad, grande figure féminine de la littérature contemporaine iranienne. « L’absence d’espace et la nature intemporelle du texte, dont le langage est direct, simple, sensuel et frappant » selon la compositrice entrent en résonance avec notre époque, construisant un « pont solide entre deux mondes » (ibid). Dans notre monde fragile, le chant tisse inlassable les fils d’ententes à venir.

Ces concerts ont eu lieu les  24 et 27 juin, Hôtel Maynier d’Oppède, Aix-en-Provence

La mini-série de l’été

La mini-série de l’été

Le festival d’art lyrique aixois ose la gageure d’enchaîner les deux opéras de Gluck, Iphigénie en Aulide et Iphigénie en Tauride. Ce double spectacle offre une deuxième partie éblouissante

Fidèle à l’esprit de Gluck, connu pour sa « réforme » de l’opéra en introduisant naturel et vérité dramatique, le metteur en scène et scénographe Dmitri Tcherniakov s’empare des deux œuvres, tissant entre elles des échos dramatiques. Le thème du sacrifice est exploré, questionnant les œuvres à travers des références aux travaux de René Girard et Simone Weil : le sacrifice d’Iphigénie entraîne une guerre soldée par des milliers morts dont le décompte (celui de la guerre en Ukraine ?) sera affiché sur le rideau de scène fermé entre les deux opéras dirigés avec finesse par la cheffe Emmanuelle Haïm.  

Un théâtre bourgeois ?

 Iphigénie en Aulide s’orchestre dans un décor stylisé, aux armatures doublées de tubes de néons qui mettent en évidence les pièces du palais des Atrides curieusement très « intérieur bourgeois » derrière des toiles légères. Un jeu s’établit entre les codes du « théâtre bourgeois » et la fresque antique, apportant un intéressant décalage.

Les personnages en costume de ville viennent conforter cette impression, de même que la mièvre dispute amoureuse entre Achille (Aladair Kent) et Iphigénie (Corinne Winters) ou l’intrusion du photographe de cérémonie. Mais le songe d’Agamemnon (Russel Braun), superbement théâtralisé dans une esthétique du surgissement, mettait d’emblée en évidence les enjeux tragiques. Calchas (Nicolas Cavallier) impose la volonté cruelle de la déesse malgré Clytemnestre (Véronique Gens) souveraine dans ses plaintes tandis que la fin ambiguë avec la substitution de la victime par la déesse elle-même (Soula Parassidis) est d’une poétique intelligence.

Iphigenie en Aulide © Festival d'Aix

Iphigenie en Aulide © Festival d’Aix

Musicalement irréprochable, l’œuvre nous laisse pourtant sur notre faim. Sans doute la partition ?

Tension tragique

 Après un petit clin d’œil à Dumas, « une vingtaine d’années plus tard », Iphigénie grelotte dans les décors mis à nus dans leur sobriété tubulaire. Les costumes évoquent une « colonie pénitentiaire », dans des éclairages qui peuvent blesser tant ils sont crus (Gleb Filshtinsky)… La terre des Scythes est bien éloignée des douceurs grecques ! Prêtresse sacrificatrice d’Artémis, l’héroïne doit sacrifier, à l’injonction du roi Thoas (Alexandre Duhamel), son frère Oreste (Florian Sempey) qui rivalise d’abnégation avec son ami Pylade (Stanislas de Barbeyrac). Bouleversent la tension dramatique et tragique, l’écriture exigeante et somptueuse de l’œuvre, son interprétation qui tutoie le sublime et sait être éloquente sans vouloir d’effets.

Iphigénie en Tauride Festival d'Aix-en-Provence 2024_© Monika Rittershaus

Iphigénie en Tauride Festival d’Aix-en-Provence 2024 © Monika Rittershaus

L’incroyable Corinne Winters, l’Iphigénie des deux opéras, exprime avec une vérité confondante les émotions qui la traversent. Les échos de la pièce précédente hantent les personnages de leurs fantômes. La mémoire des terreurs et des erreurs passées ne peut contrecarrer celles à venir, il faut un « deus ex machina » pour réconcilier les êtres et leur donner un avenir plus serein. Vision pessimiste du monde aux sombres échos actuels.

« Iphigénie en Aulide » et « Iphigénie en Tauride » sont donnés jusqu’au 23 juillet, au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence.

Mäkelämania au Festival d’Aix

Mäkelämania au Festival d’Aix

À ceux qui pourraient encore s’interroger sur l’engouement pour le jeune chef Klaus Mäkelä qui enflamme la planète musicale, les deux concerts donnés au GTP dans le cadre du Festival d’Aix apportaient une réponse éblouissante

Création

En ouverture des deux soirées de concert, était donnée, en création mondiale, une œuvre commandée conjointement par l’Orchestre de Paris et le Festival d’Aix à la jeune compositrice britannique Charlotte Bray, A Sky Too Small. Les premières notes données sur le fil des violons se charpentent avec les graves des cuivres, vibrations pailletées dans une esthétique de l’attente. Le silence se sculpte sur les pizzicati étouffés des violons tandis que s’élabore un tableau sonore constitué de traits en écho avant que l’ensemble s’embrase. L’évocation de la liberté volée, – l’histoire est celle d’une personne injustement emprisonnée-,  trouve des tonalités sombres et glaciales en une construction proche du poème symphonique où la fin est un reflet douloureux du début. Malgré cette tension qui met tout en cage, même le ciel, naissent ici et là des fleurs mélodiques dont la fragile beauté nous donne encore l’espérance d’une possible réconciliation des êtres.

Le goût du spectaculaire

Lumineuse dans ses grands contrastes, ses crescendos vertigineux, ses entrées aux accords nets, selon le « goût français », d’où le nom de « Paris » qui lui est accolé, la Symphonie n° 31 que Mozart composa en 1778, rompait avec les angoisses précédentes, jouant des ambivalences entre les tonalités majeures et mineures. Les timbales annoncent les orages romantiques tandis que pour la première fois chez Mozart, apparaissent les clarinettes… Après une pause nécessaire, la Symphonie fantastique de Berlioz déployait sa foisonnante instrumentation, ses couleurs, ses accents. La direction d’une précision tranchante apportait un velouté subtil à cette partition révolutionnaire. Le chef, habité, danse, mime, joue, en osmose totale avec son orchestre, ciselant les détails, offrant une liberté vivifiante aux instrumentistes qui épousent avec virtuosité toutes les inflexions du propos. La quintessence du mouvement romantique se voit résumée ici, dans une interprétation d’une fougue, d’une intelligence et d’une poésie rares.

Klaus Mäkelä et l'Orchestre de Paris © Festival d'Aix

Klaus Mäkelä et l’Orchestre de Paris © Festival d’Aix

Post-romantisme

Deuxième volet du diptyque symphonique, le concert du 14 juillet était consacré à la Nuit transfigurée de Schönberg et à la Quatrième Symphonie en sol majeur de Mahler.

D’emblée, Klaus Mäkelä sait faire entrer public et orchestre dans la chair de l’œuvre. Le travail subtil des aigus façonne l’invisible et l’indicible. Théâtral, l’orchestre nous emporte dans son rêve nourri des vers de Richard Dehmel où « la lune court au-dessus des grands chênes » et voit un couple sa « trahison », son pardon au cœur de la quiétude des arbres. Suivait cette évocation frémissante l’œuvre mahlérienne, dont le lyrisme intègre danses villageoises, grelots, se plaît aux ruptures, aux amples vagues des cordes éclairées par les sonorités rutilantes des cuivres, utilise les altos et les violoncelles sur les parties mélodiques réservées traditionnellement aux violons, leur accordant une épaisseur veloutée. Dans le mouvement final, la voix de la soprano Christiane Karg énonce les « joies de la vie céleste » avec une aisance et un naturel qui en rendent la beauté évidente. Un art de la joie qui nous transcende…

Klaus Mäkelä et l'Orchestre de Paris © Festival d'Aix

Klaus Mäkelä et l’Orchestre de Paris © Festival d’Aix

Deux membres éminents de l’orchestre, Gilles Henry (violon) et Jean-Michel Vinit (cor) faisaient leurs adieux lors des première et seconde soirée, autre moment d’acclamations pour un public dont les applaudissements ont retenti comme rarement au GTP !

Les 13 & 14 juillet, GTP, Aix-en-Provence, Festival d’Aix