La seconde partie du concert permettait d’écouter avec ravissement l’œuvre de musique de chambre sans doute la plus connue de Schumann, son Quintette pour piano en mi bémol majeur opus 44. Souveraine, Martha Argerich dirige (comme pour les morceaux précédents) de son piano les violons de Renaud Capuçon et Alexandre Möck, l’alto de Jano Lisboa et le violoncelle de Floris Mijnders. La légende veut que le musicien l’aurait composée en sept jours. On est ici aux frontières de la musique de chambre, l’œuvre flirte avec le concerto pour piano ou la symphonie par son ampleur, le croisement des instruments, la circulation des phrases, l’élan brillant des motifs. Comment ne pas tomber amoureux du Scherzo basé sur de simples gammes et pourtant, quelle vivacité ! Les instrumentistes servent cette pièce avec un talent fou. On se demande comment l’immense plateau du GTP peut contenir un grand orchestre tant il est déjà empli par les cinq musiciens. Irrésistible tout simplement !
Concert donné le 11 avril 2026 au Grand Théâtre de Provence dans le cadre du Festival de Pâques.
Photographies de l’article © Caroline Doutre



