Voyage in Leleuland

Voyage in Leleuland

« Born to groove » en création mondiale au GTP, une histoire forte d’enfances et de passions musicales sans frontières

Après des retrouvailles rocambolesques avec son tuba qui a mis trente heures pour effectuer le transit de Berlin où vit l’ancien tuba solo de l’Opéra de Marseille, à Aix, le jeune prodige Thomas Leleu déclinait son amour du « cross-over » au Grand Théâtre de Provence dans une création mondiale de Born to groove (CD paru le 21 mai 2021) en adjoignant à ses complices Laurent Elbaz (piano, claviers, arrangements), Yoann Schmidt (batterie), Kevin Reveyrand (basse), Jérôme Buigues (guitare) et François Chambert (saxophone, clarinette), l’Orchestre du Conservatoire Darius Milhaud placé sous la houlette de Michel Durand Mabire. Relier les instruments jazziques et ceux de l’orchestre « classique » permettait au musicien d’unir sur un même plateau ses goûts éclectiques, sa formation classique et son amour du jazz.

En préambule à la soirée, le tubiste livrait quelques explications sur l’histoire de l’instrument tuba et la multiplicité de ses formes, ce qui justifiait le désarroi général lors de l’attente interminable qui devait ramener son propre tuba à Aix, (le seul trouvé au conservatoire qui aurait pu le remplacer ne convenait pas vraiment !). Puis il donnait quelques pistes biographiques son parcours, le choc ressenti à la découverte de la mythique compagnie de disques Motown à neuf ans, son amour du jazz qu’il jouait en cachette entre les cours traditionnels du conservatoire, évoquait les encouragements de son frère : « suis ton instrument ! ». « En effet, sourit le jeune musicien, c’est lui qui me mène. Dans ce spectacle il y a des compositions que j’ai faites à quinze ans sur le piano de ma mère, j’en avais gardé les enregistrements. Ici, c’est un rêve d’enfant, d’ado, qui se réalise ». 

Thomas Leleu @ Thomas Ales

Thomas Leleu @ Thomas Ales

Révélation instrumentiste aux Victoires de la Musique 2012, le « Paganini du tuba » apporte sa fraîcheur sa curiosité, son empathie, son intelligence, sa vivacité : la scène semble se transformer en cour de récréation, en lieu de tous les possibles, univers de joie partagée, de souvenirs, d’émotions. La musique voyage, nous donne rendez-vous en Afrique, au Brésil, s’attarde sur le Corcovado et la plage de Sao Paulo. Celui qui « rêvait de vivre toutes les musiques » part à la rencontre des lieux de la planète, le transcrit dans sa propre pâte, rend lumineux son Melton Meinl Weston, dialogue avec les autres instrumentistes dont les solos éblouissants se lovent sur les nappes sonores de l’orchestre. 

Le tuba, cet instrument délaissé, « un quart d’heure sur les six d’un opéra de Wagner », devient le socle des mélodies et des rythmes, s’envole en improvisations élégantes et passionnées, épouse la danse de son instrumentiste. Un thème de Schubert vient flirter avec le swing, on s’envole pour « Leleuland » (nom donné par le pianiste et arrangeur, fidèle depuis les débuts du jeune soliste). Le monde s’ouvre à tous les courants les mêle sans les oblitérer. On est touché par la capacité intacte d’émerveillement de l’enfant devenu grand et qui a la planète comme aire de jeu. Un appel à la beauté des êtres et des choses plus que nécessaire alors que la folie de certains cherche à la nier.

Concert donné le  2 décembre au GTP, Aix-en-Provence

Libre et fraternel, Bruno Maderna

Libre et fraternel, Bruno Maderna

L’Ensemble Musiques Présentes proposait au Conservatoire Darius Milhaud un concert dédié au compositeur et chef d’orchestre Bruno Maderna et la musique italienne des XXème et XXIème siècle, intitulé « Jouer (avec) Bruno Maderna »
Deux termes caractérisent Bruno Maderna, expliquait en amont du concert Daniel Dahl, lui-même compositeur et chef d’orchestre, fondateur et directeur musical de l’Ensemble Musiques Présentes, la liberté, il a été résistant durant la seconde guerre mondiale et a toujours refusé de s’enfermer dans quelque dogme que ce soit de composition et la fraternité, fidèle en amitiés et chaleureux. Il précisait combien Bruno Maderna a fait jouer par son orchestre les compositeurs de son temps, brassant un répertoire très large comprenant tous les genres musicaux. C’est pourquoi aux œuvres de ce musicien disparu trop tôt, emporté par un cancer alors qu’il n’avait que cinquante-trois ans en 1973, s’ajoutent des pièces de Luciano Berio (1925-2003) et des musiciens du XXIème siècle, Luca Antignani et Daniele Bravi. 

Des musiques qui racontent

Les étudiants du Conservatoire et de l’IESM (Institut d’Enseignement Supérieur de la Musique Europe et Méditerranée), coordonnés par Guillaume Rabier, interprétèrent en alternance avec les musiciens de Musiques Présentes les divers temps du concert, présentés par Daniel Dahl qui resituait finement l’esprit des compositions. On se laissait ainsi séduire par le duo piano, violon de Per Caterina de Maderna, d’une tendresse et d’une simplicité mélodieuses, puis son Dialodia où flûte et clarinette offrent un dialogue pailleté, Ständchen für Tini, si dense…

Bruno Maderna Serenata per un satellite concert Ensemble Musiques Présentes dirigé par Daniel Dahl

Bruno Maderna Serenata per un satellite concert Ensemble Musiques Présentes dirigé par Daniel Dahl © D.R.

 Les duos de Luciano Berio dédiés à Maderna, Bruno et Daniela (1979) rappelaient les amitiés solides et fécondes des musiciens, courts portraits tout de finesse attentive. Les trois tableaux de Nix et nox (2012), La nube de la nieve, Portentosum mare et Asi sea, de Luca Antignani, s’emparent de la trame des premiers chapitres du roman de Victor Hugo, L’homme qui rit, évoquant par le biais du timbre des instruments (flûte, clarinette, violon, violoncelle), la tempête et la neige en tableaux quasi naturalistes où l’homme se heurte aux forces de la nature.  
Meditazione Terza
Oltre l’inganno dei sensi (2016) de Daniele Bravi, venu tout exprès de Rome pour la création française de ses pièces destinées à cinq instruments, flûte, clarinette, piano, violon et violoncelle. S’appuyant sur les Méditations métaphysiques de Descartes, le compositeur italien plonge à son tour dans l’expérience philosophique, ici, une introspection « au-delà de la tromperie des sens » (Oltre l’inganno dei sensi), en un cheminement qui aboutit à la conclusion que peu importe d’où viennent les sens, mais l’essentiel réside dans les images qu’ils suscitent en nous. Le travail du compositeur se confond alors avec celui de l’architecte, dressant des falaises adossées au vide, accordant au silence sa vertu musicale et aux sons une ampleur et une étrangeté neuves.

Vertiges stellaires

En filigrane, une pièce de Bruno Maderna scandait le concert, Serenata per un satellite, reprise par trois fois, d’abord interprétée par les étudiants, puis par les professionnels, enfin par les deux phalanges de musiciens, pour donner à l’auditeur trois instants musicaux différents. La feuille de salle présentait la partition à jouer : courte, certes, mais étonnamment complexe, avec des portées vagabondes qui se croisent, font des boucles, constituent un dessin déroutant bien éloigné des partitions « classiques ». Le nombre d’instruments n’est pas précisé, et à peu près tous peuvent se lancer dans cette gageure : « il n’est pas nécessaire de commencer au même endroit, on peut prendre la partition dans le sens que l’on veut, le seul impératif est d’en jouer précisément les notes » aurait donné comme consigne le compositeur.

concert Ensemble Musiques Présentes dirigé par Daniel Dahl

Concert Ensemble Musiques Présentes, Saluts © D.R.

L’aléatoire devient alors norme et pourrait faire penser au célèbre ouvrage de Raymond Queneau, Cent mille milliards de poèmes (le livre est découpé en languette permettant de choisir chaque ligne d’un sonnet. Le nombre de combinaisons possibles renvoie au titre !), les possibilités, certes quantifiables sont à échelle humaine proches de l’infini ! Le jeu rejoint la création pour des délectations partagées !

Concert donné le 19 novembre au Conservatoire Darius Milhaud, Aix-en-Provence

Partition Serenata per un satellite de Bruno Maderna

Partition de Serenata per un satellite  de Bruno Maderna

Ce qui est invisible pour les yeux…

Ce qui est invisible pour les yeux…

Avec « La Vie invisible » Lorraine de Sagazan nous convie à suivre un personnage réel, Thierry Sabatier, abordant le théâtre par un prisme inattendu

S’il est un lieu où la vue semble primordiale, c’est bien le théâtre. Son étymologie même renvoie au domaine de la vue, le terme grec θέατρον (théâtre, lieu où l’on regarde, vient du verbe θεάομαι, regarder).Mettre en scène et lui demander de partager sa perception avec le public relève du paradoxe, de prime abord avant d’ouvrir des champs démultipliés à notre entendement. La metteuse en scène Lorraine de Sagazan et l’auteur Guillaume Poix ont collecté de nombreux témoignages de personnes déficientes visuelles et c’est à partir de celui de Thierry Sabatier qu’ils ont construit leur spectacle.

Seul, Thierry Sabatier s’avance devant la scène, explique sa cécité, l’accident, alors qu’il n’avait que seize ans, qui a scellé l’évolution d’une maladie que personne n’avait détectée et qui peu à peu rongeait son champ de vision. Il évoque sa vie d’enfant, la dernière pièce qu’il a « vue » avec sa mère peu avant la mort de celle-ci. Elle lui chuchotait alors ce qui se déroulait sur scène afin qu’il profite de la représentation comme tous les autres spectateurs. Cette pièce se trouve au centre du propos.

Un réel « augmenté »

La vie invisible © Christophe Raynaud de Lage

La vie invisible © Christophe Raynaud de Lage

Le réel et la fiction théâtrale se conjuguent ici étroitement. La mémoire de celui qui cherche à se souvenir de son visage et ne « voit » les autres qu’en les touchant, tente de reconstituer ce moment du passé lié au basculement de son existence. Une même scène reprise plusieurs fois, et chaque fois un peu plus étoffée, dessine des échos entre les souvenirs de la pièce, ceux du vécu et la confusion qui s’est établie entre le réel et la construction littéraire. Notre perception des œuvres est interrogée par ce biais : notre réception d’une production artistique est nourrie de ce que nous sommes et la mémoire que nous en avons est tributaire de ce que nous sommes. Notre réalité est augmentée par les références de ce que nous avons vu, lu, écouté…

Une autre appréhension des sens

Le début de l’évocation de la pièce dont le nom a été oublié, (l’enjeu du récit ne réside pas là), est effectué dans l’ombre où se dessinent deux silhouettes immobiles qui se contentent de dire leur texte, reproduisant ce que l’on pourrait supposer de la perception d’une personne aveugle, seules les voix compteraient… Faux ! s’insurge alors Thierry Sabatier, les gestes, les mouvements, les attitudes, tout est sensible et perçu, même pour un non-voyant. Les deux acteurs essaient alors de reconstituer le ton, les intentions de la pièce, les mots deviennent subalternes, l’important est de mettre en scène un couple qui se déchire, à l’instar du couple des parents de Thierry Sabatier.

La vie invisible

La vie invisible  © DR

La vue est mise en défaut : « et vous, est-ce que vous vous fiez à ce que vous voyez ? » interroge malicieusement Thierry en s’adressant au public. Les deux comédiens professionnels, Chloé Olivères et Romain Cottard, l’aident à retrouver les personnages de la pièce inconnue.

Lui, dans son propre rôle, canne blanche à la main, sourit vers l’assistance, nous interpelle sur notre perception du réel, la met en cause. L’approche des méandres de la mémoire, de la complexité des sentiments, des ambiguïtés humaines, des brumes de la création, est d’une finesse et d’une profondeur délicate. Il n’y a pas de larmoiements ou de « bons sentiments » vains, mais une émotion et un humour qui rendent à la vie sa richesse et son humanité. Notre incapacité commune, quels que soient les sens dont nous disposons, à saisir le réel dans son objective présence, nous renvoie à notre condition d’êtres en proie aux variations des émotions, créateurs inconscients d’affabulations, construisant nos propres autofictions au cœur d’un monde que nous nous approprions par la grâce des fictions.

Le 21 novembre, théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

GTP romantique

GTP romantique

Un programme romantique à souhait au Grand Théâtre de Provence grâce au Cercle de l’Harmonie sous la houlette de Jérémie Rhorer été des solistes Marc et Emmanuel Coppey

En résidence cette saison au Grand Théâtre de Provence, le Cercle de l’Harmonie et son chef, Jérémie Rhorer proposaient ce soir-là une délicieuse promenade auprès de Mendelssohn, Brahms, et Beethoven. Pour l’occasion étaient invités Marc et Emmanuel Coopey, père et fils, violoncelliste et violoniste. Les premiers pas de la soirée s’esquissaient auprès de Felix Mendelssohn et son ouverture, La Belle Mélusine (Das Märchen von der schönen Melusine, Le conte de fées de la belle Mélusine), inspirée au compositeur par la représentation de l’opéra Melusina de Conradin Kreutzer à Berlin.

Le mythe de cette fée de l’eau a connu moult versions dont celle qui la rend à l’origine de la lignée des Lusignan.

Ici, ce serait la punition d’un père qui imposerait à la jeune fée de passer un jour par semaine sous la forme d’une sirène (le samedi d’après quasiment toutes les moutures du conte).

Si elle est vue elle sera condamnée à rester sous cette apparence.

La fluidité de la composition orchestrée par un déluge de croches au début de la partition transcrit l’image aquatique du personnage, puis les frémissements agités des cordes évoquent les sentiments de celui qui découvre la déité auprès d’une fontaine où les deux motifs qui constituent ce diptyque titré à l’origine La sirène et le chevalier.

Entre père et fils

En prolégomène au concert, une « avant-scène » était proposée au public dans le hall du GTP.

Marc Coppey © Caroline Doutre

Marc Coppey © Caroline Doutre

Emmanuel Coppey © Caroline Doutre

Emmanuel Coppey © Caroline Doutre

Des indications éclairantes à propos des œuvres étaient alors données ainsi qu’un court entretien avec Marc Coppey qui vint parler du Double concerto pour violon et violoncelle de Brahms, œuvre de réconciliation de Brahms avec son ami le violoniste hongrois Joseph Joachim, qu’il allait interpréter dans la foulée aux côtés de son fils, Emmanuel Coppey.

Il expliqua combien Brahms était encore proche de nous dans le temps : « j’ai connu des musiciens qui l’ont côtoyé, ont travaillé avec lui ». Insistant sur le caractère double de l’œuvre qui, par sa composition, tient tout autant de la musique de chambre que de la musique orchestrale, « l’un des paradoxes de Brahms », il regrettait aussi qu’aucun concerto du compositeur n’ait été créé spécifiquement pour le violoncelle malgré l’amour qu’il manifestait pour l’instrument. La partition jouée quelques instants plus tard offre des pages sublimes au violoncelle.

La profondeur de jeu des deux instrumentistes servait ensuite avec une verve rare les duos et soli, répondant à l’orchestre, se passionnant en conversations vives, s’épanchant en volutes lyriques, s’opposant parfois malicieusement avant de trouver une harmonie commune. En bis, les deux complices offraient la sublime Passacaille de Haendel puis la délicate Berceuse de Ibert.

Beethoven symphonie pastorale © Caroline Doutre

De la nuance avant toute chose

Après l’entracte, l’orchestre revenait pour le monument qu’est la Symphonie n° 6 de Beethoven, la célébrissime Pastorale. La direction ciselée de Jérémie Rhorer sculpte les pupitres, tous sur instruments d’époque (ou copies d’époque). Si les instruments à vent semblent parfois connaître de petits décalages de hauteur liés à leur facture, ils s’emparaient avec passion des tableaux brossés par cette symphonie, écho du chant d’un pâtre au revers d’une montagne, fête paysanne riante… Sans doute le second mouvement traîne un peu, se complaît dans de molles et harmonieuses douceurs, mais les élans de l’orage soutenus par les timbales sonnent avec une puissance rare et surprenante (les instruments anciens sont réputés pour moins « sonner » que les modernes). C’est cet orage d’ailleurs qui sera repris en bis pour un public enthousiaste. Du sublime tout simplement !

18 novembre, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

Lorsque les poètes rencontrent les compositeurs

Lorsque les poètes rencontrent les compositeurs

Le grand schumanien Éric Le Sage et la soprano habituée aux répertoires baroques, Sandrine Piau se retrouvaient (ils ont déjà enregistré ensemble en 2018) sur un programme de lieder de Clara puis, Robert Schumann et de poèmes de Verlaine mis en musique par Gabriel Fauré.

La soirée, construite comme un voyage au sein des affres amoureuses, s’attachait aux « sombres rêveries » (Ich stand in dunkel Traümen) que Clara Schumann empruntait à Heinrich Heine avant de suivre le poète sur les délices des amours partagées, Ils s’aimaient tous les deux (Sie Lieben sich beide) et la Magie de l’amour (Liebeszauber).

La fluidité du jeu du pianiste offrait un écrin élégant à la voix de la chanteuse. La diction, superbement articulée et claire, servait avec finesse les textes poétiques, faisant chanter les rossignols et scintiller le soleil, passionné bien évidemment, tandis que le cycle consacré à Mignon, cette émouvante figure du roman de Goethe, Les années d’apprentissage de Wilhem Meister, suivait les remuements du cœur de ce personnage aux marges de la mort.

C’est alors que naît le célèbre Kennst du das Land wo die Citronen Blühn ? (Connais-tu le pays où les citroniers fleurissent ?) avant que le désespoir de la perspective d’une fin proche soit évoqué avec une courageuse pudeur.

Thème et variations opus 73 de Gabriel Fauré, écho à l’amour que le compositeur portait aux Études symphoniques de Schumann (dixit la feuille de salle, toujours éclairante et passionnante, l’une des marques de fabrique du festival de Salon), permettait au pianiste de proposer une lecture claire et intelligente d’une sérénité qui réconciliait avec le monde.

Enfin, La Bonne Chanson puisée dans le cycle verlainien nous plongeait dans la délicatesse de textes qui dessinent les âmes comme des jardins, associent la lumière et les émotions, esquissent l’infini au revers de la simplicité des mots.

Eric Le Sage et Sandrine Piau Salon Théâtre Armand

Eric Le Sage et Sandrine Piau Salon © E.M. 

Eric Le Sage et Sandrine Piau Salon Théâtre Armand

Eric Le Sage et Sandrine Piau Salon © E.M. 

Deux bis, présentés avec finesse par Sandrine Piau venaient conclure le spectacle : Fauré, funambule inspiré accordant un équilibre bouleversant entre les vers et les mélodies où dansent indéfiniment masques et bergamasques…

Le 7 novembre, théâtre Armand, Salon de Provence, dans le cadre des Scènes intérieures de Salon de Provence (Festival international de musique de chambre de Provence)